POSTED BY Big Luna on mardi, juillet 07, 2009 under ,

"Le corps se résigne à la vieillesse, il n'a jamais espérer durer pour toujours. L'esprit, lui, n'a pas cette conception, et n'a aucune considération pour le temps.
Malheureusement, le corps l'emporte presque toujours."

Ces trois phrases, si fortes, vous les trouvez dès la première page de Les Domestiques de Michael Marshall Smith récemment paru chez Milady.

Trois phrases géniales qui font réfléchir et qui intriguent. Notamment ce presque qui change tout et qui donne envie de continuer la lecture, de découvrir qui pourrait déroger à la règle édictée par le temps.

Les Domestiques n'est certainement pas le meilleur roman de Smith en raison notamment de certaines longueurs. En fait il faut attendre la moitié du livre pour entrer dans le vif du sujet. Mais il y a toujours ces trois phrases jetées dès la première page qui vous empêchent d'abandonner la lecture. C'est peut-être ça qui fait la différence entre un griffaillon et un auteur de talent : trois petites phrases qui accrochent et qui marquent. Si c'était si simple peut-être que je finirais plus de livres, mais, voyez-vous, le talent n'est pas donné à tout le monde.

Les Domestiques est l'histoire d'un jeune garçon de 11 ans qui va quitter le monde des enfants pour devenir adulte. Il va s'apercevoir que la vie n'est pas aussi simple ni aussi belle qu'on le voudrait et qu'elle demande parfois beaucoup de courage pour faire face.

Pour être tout à fait honnête je n'ai pas vraiment compris tout le côté fantastique du roman, une parabole dont le sens m'a échappé. Peu importe, le peu de ce que j'ai retenu m'a suffit.

Bien que ce ne soit pas le meilleur de Michael Marshall Smith, Les Domestiques est un bon roman néanmoins difficile à conseiller. Par comparaison je dirais qu'il est de la même veine que Neverwhere de Neil Gaiman ou Les Mémoires d'un Maître-Faussaire de William Heaney mais un cran de moins en raison de la première moitié du roman qui manque de rythme.
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POSTED BY Big Luna on mardi, juin 30, 2009 under

C'était il y a peu près un an. Peu avant les vacances d'été 2008. C'était un matin ensoleillé. Un temps idéal pour faire ses vitres. J'étais donc encore en train de râler sur ma petite taille, chiffon et lave-vitres en main, quand j'aperçois un petit bonhomme tout en sourire remonter ma rue en se dirigeant vers moi. Pour tout dire je ne me suis pas trop méfié sur le coup car je l'ai pris au premier abord pour un copain. Sauf que ce copain vit à Lille d'où mon instant de flottement.

Bref, le petit bonhomme s'avance vers moi et se présente : Bernard Henninger, auteur et éditeur orléanais qui m'a laissé un message sur mon répondeur la semaine dernière. Ha ben oui, je me souvenais effectivement vaguement d'un message que je n'avais pas écouté jusqu'à la fin. Il n'était quand même pas descendu d'Orléans pour me refourguer ses trucs ?

Hé ben si. Sacré petit bonhomme.

Vu que je n'avais rien d'autre à faire que mes vitres et que j'avais déjà failli lui faire la bise en le prenant pour un autre nous avons discuté durant plus d'une heure. Il m'a alors expliqué qu'il venait de créer sa maison d'édition, spécialisée dans un premier temps dans des nouvelles. Une à deux nouvelles par ouvrage. Pour tout dire j'étais pas vraiment convaincu, mais le gars m'a plu. On va dire que le courant est passé.

Finalement je lui ai pris ses nouvelles et je les ai toutes vendues. J'en ai même repris. Pas des tonnes, mais un peu. Assez pour être assez fier de moi.

La semaine dernière j'ai reçu une nouvelle très courte dont il était l'auteur : La Buraliste. C'est une histoire toute simple mais très attachante, pleine d'un je ne sais quoi. J'ai beaucoup aimé. Plus même que sa précédente nouvelle Le Dit de Dajê Nin signée sous le pseudonyme de Tom Tonlê que j'avais également appréciée.

Bernard Henninger est un monsieur très discret dont on n'entend jamais parler. C'est dommage car ce monsieur a du talent et beaucoup de courage. Alors si un jour vous tombez sur un exemplaire des éditions Souffle du Rêve, n'hésitez pas.
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POSTED BY Big Luna on samedi, juin 27, 2009 under , ,

David Eddings est mort il y a peu. C'est triste, c'est sûr, mais faut-il pour autant s'en lamenter ?

La dernière fois que j'ai eu le malheur de lancer un "Place aux jeunes !" je me suis fait traiter de tous les noms. Apparemment je n'avais pas mis assez de "lol" dans ma phrase. Les gens ils comprennent mieux avec des lol et des ptdr à la fin des phrases. Faut s'y faire, c'est le progrès de la sémantique.

Plus sérieusement il y en a quand même beaucoup qui deviennent cons en vieillissant. Cons ou moralisateurs, voire les deux en même temps pour les pires. Je ne donnerai pas de noms parce que je ne suis pas assez méchant, mais j'en ai marre de ces auteurs qui nous rebattent les oreilles avec ces histoires d'écologie, de paix entre les races, d'anneau à la mord moi le nœud, et j'en passe. Ce doit être le syndrome Barjavel.

Moi je suis d'une génération à qui on a expliqué à 16 ans qu'on ne pouvait pas baiser tranquillement sous peine de mourrir dans d'atroces souffrances, une génération qui a pu assister à sa première guerre quasi-mondiale en prime time entre les pubs pour Pampers et Coca-Cola, une génération a qui on a rabâché que les études ne servaient plus à grand-chose pour trouver un boulot, et qu'un boulot ne suffisait plus pour vivre convenablement. Une génération de désabusés.

Tout n'est pas noir non plus. On a connu les débuts du jeu de rôle, le minitel rose, l'arrivée des arts martiaux en occident, la révolution informatique et internet, la gay pride, la presque égalité des sexes, etc etc...

Alors moi ça me rend heureux quand je vois la nouvelle génération d'auteurs français qui se pointe. Des quadras qui auraient pu être dans la même classe que moi et qui ont sacrément de talent. Je pense notamment à Dufour et Noirez pour la qualité de leur écriture, à Lang pour son humour à deux balles, à Robert pour son sens de l'aventure. Et je pourrais en dire autant de pas mal de directeurs ou directrices de collection.

Quand je lis les romans de ces petits jeunes je me sens bien, j'ai l'impression d'être en terre connue, de partager quelque chose. C'est moderne, c'est drôle ou c'est noir, en tous cas c'est pas rural ou débordant de bons sentiments. Je hais les bons sentiments.

Je viens de finir Gagner la Guerre de Jean-Philippe Jaworski. Je l'ai enquillé à la suite de son recueil de nouvelles Janua Vera. Ça explique pourquoi vous n'aviez pas de nouvelles du Big Luna : à eux deux ça fait quand même 1000 pages. Et puis moi j'ai pas que ça à faire non plus, je me suis mis à faire des confitures. Mais bon, je m'éparpille.

Comment vous le dire... J'ai trouvé ça génial (les romans pas les confitures).

Moi, c'est ça que j'aime lire : de la real fantasy. Je veux qu'il y ait des combats, des intrigues, de la magie, et, surtout, je veux y croire. Avec Jaworski, quand vous êtes un paysan vous avez de grandes chances de le rester. Comptez pas trop qu'un vieux barbu vous bassine avec l'histoire d'un élu qui va sauver le monde. De même, quand vous passez votre vie à faire la guerre, votre vie sentimentale se limite aux bordels car votre gueule est tellement rectifiée qu'aucune femme ne veut s'approcher de vous. C'est triste, mais c'est comme ça que ça se passe dans la vie et il n'y a aucune raison que ce soit différent dans les romans.

Mais parlons un chouïa du roman. Pour faire court je dirais que ce sont les mémoires du porte-flingue d'un homme politique influant et plus pourri que pourri. L'histoire se situe dans une république très proche de Venise lors de la Renaissance, où tous les coups bas sont permis pour accéder au pouvoir à partir du moment où vous ne vous faites pas attraper. Et notre truand les connait bien ces coups tordus puisque c'est bien souvent son patron qui en est l'instigateur et lui l'exécutant. Comme ça me gonfle de vous raconter l'histoire, je vous renvoie vers la critique de mon ami Seignol si vous voulez en savoir plus.

Jaworski écrit bien, et même très très bien. Humour caustique, intrigues, bastons et nécromancie tout y est. Un livre à comparer dans l'esprit au Trône de Fer mais en mieux parce que c'est français.

Un auteur à découvrir de toute urgence malgré un prix de 28 euros un peu trop élevé à mon goût. D'un autre côté si l'auteur avait été américain je connais pas mal d'éditeurs peu scrupuleux qui auraient découpé le roman en trois au prix unitaire de 21 euros.

Note de post-scriptum : sauf erreur de ma part le terme de real fantasy est un terme que je viens d'inventer. S'il vous prenait l'envie de le reprendre je vous remercie de me citer comme auteur car ainsi je passerai à la postérité. A moi les grosses voitures et les filles faciles !
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POSTED BY Big Luna on vendredi, juin 26, 2009 under
La génération de mes parents se battait entre rockers et popers. De qui était le plus grand groupe de tous les temps entre les Rolling Stones et les Beatles ?
Pour ma génération, ce fut beaucoup plus simple : il n'y en avait qu'un. Entre le funk, la pop et le rock, Michael Jackson a inventé son style à lui, il était unique, il était Dieu.

Mon premier 33 tours fut Thriller, mon premier 45 fut Beat it, acheté avec Der Kommissar de Falco dans un supermarché. Je devais avoir 11 ou 12 ans à l'époque, le temps de mes premières sorties, de mes premiers ébats sentimentaux. Les grands classiques de nos boums : Michael Jackson et La danse des canards.

Michael Jackson c'est plus qu'un chanteur, c'est une époque.

Mais il ne faut pas non plus occulter la partie sombre du personnage, cette partie que l'on veut tous oublier, par lâcheté ou plus simplement par honte.

Car ne l'oublions pas, Michael Jackson c'était aussi les lunettes miroir, les pantalons moule-couilles trop courts qui laissent appraitre les chaussettes blanches, les cravates en cuir, les chaussures lustrées, les blousons cintrés, le gant enfilé sur une seule main, etc etc...

Triste période en vérité. D'un autre côté quand je vois les moules-couilles portés par la jeunesse d'aujourd'hui en train de trépigner sur de la techtonikmachin, je me dis que c'est peut-être pas une question de période mais plus une question d'âge. Assurément, quand on a 15 ans on n'a pas peur d'être ridicule. Ou alors c'est en vieillissant qu'on trouve ça con. Un peu des deux certainement.

Enfin bref, Michael n'est plus et ça me fait quelque chose car c'est une partie de mon adolescence qui s'en va avec lui.

Bon, ajout de dernière minute : je viens de regarder le clip de Beat It sur Youtube et je dois avouer que j'ai la gorge nouée par l'émotion. Et merde.

Allez je vous laisse, j'ai un Moon Walk à travailler à l'abri des regards dans ma remise.


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POSTED BY Big Luna on vendredi, juin 05, 2009 under

Il y a quinze jours mes filles m'ont offert un maillot de bain pour mon anniversaire. Et pas n'importe lequel ! Un vrai maillot de surfeur avec plein de couleurs fluo et une poche ! Un maillot qui porte le nom d'un vrai surfeur, en chair et en os. Me rappelle plus du nom du bellâtre mais j'ai vérifié sur Google.

Bon, toujours est-il que si je vous dis tout ça c'est parce j'ai trouvé un truc dans la poche. Une sorte de peigne avec un trou au milieu. Malin comme je suis, je m'en suis tout de suite servi pour décapsuler mes bouteilles de bière. En fait ce truc marche mieux que mon décapsuleur !

Je suis quand même allé chez Quicksilver la semaine dernière pour leur demander ce que c'était. Je leur ai même avoué que je m'en servais pour ouvrir mes bières. Les filles du magasin ont bien rigolé mais toujours est-il qu'elles m'ont confirmé que c'était bel et bien un décapsuleur. C'est quand même formidable ce qu'on fait de nos jours : un maillot avec décapsuleur intégré ! Je suis sûr que c'est un truc de ma femme pour me moviter à me baigner avec elle.

N'empêche que vu que mon décapsuleur "classique" est de plus en plus naze, je vais être bientôt obligé de me mettre en maillot de bain pour picoler dans mon salon. On n'arrête plus le progrès...
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POSTED BY Big Luna on vendredi, juin 05, 2009 under
Mes premières découvertes des arts martiaux je les ai faites enfant avec Sankukaï et Kung-Fu. Je m'en rappelle encore tout ému, quand je jouais avec mon petit frère, ce qui me permettait de lui foutre des mandales à peu de frais et sans me faire engueuler par les parents. Ah l'enfance et son innocence !

Enfin bref, j'ai appris ce matin qu'on avait découvert Petit Scarabée (David Caradine) pendu par le cou et par la quéquette. Paraît que quand c'est bien fait (ce qui apparemment n'a pas été le cas ce coup-ci) ça procure des trucs nouveaux.

Tout un mythe qui s'effondre. Je suis extrêmement déçu.

Allez, un petit coup de Sankukaï pour se remonter le moral.


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POSTED BY Big Luna on jeudi, juin 04, 2009 under

Ha ben je viens de l'apprendre à l'instant en lisant un article de mon ami Thiellement. David Eddings, l'auteur notamment de La Belgariade et de La Mallorée, est décédé le 2 juin. Bon ben, Jordan n'étant plus là, je dirais que le prochain devrait être Jack Vance. Les paris sont ouverts les cocos !
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